Alien Card et introduction aux relations amoureuses

Comme tout bon étranger qui se respecte, j’ai été faire mon Alien Card. Mais c’est quoi ce truc ? Ce truc, comme vous dites, vous permet : d’ouvrir un compte, de prendre un téléphone, un appartement et autres « trucs » indispensables à la vie de tous les jours.

L’arrivée

Munie de mon visa, je suis allée au poste d’immigration de Bucheon avec Oppa Sajangnim. Romain ayant bien détendu l’atmosphère entre nous la veille (merci mon pote), nous avons tous les deux transformés cette torture en un petit trip très amusant. Avant d’y aller, nous avions rempli un énième papier qui ressemblait à si méprendre à l’Employement Vetting (cf article sur le visa). Munis d’une photo et de mon passeport, nous sommes arrivés au bureau de l’immigration. Mon patron a acheté des timbres sur place (venez avec du liquide. Même si on peut retirer sur place je sais qu’on ne peut pas retirer dans tous les DAB selon sa carte), et nous avons pris un numéro dans la fille « étranger autre que chinois » pour passer au bureau. Nous étions le numéro 169, et ils en étaient au numéro 107… Donc on a attendu. Nous en avons profité pour parler, et le sujet à viré aux relations amoureuses en Corée du Sud.

 

L’amour avec un grand ou petit A, au choix

La veille en me raccompagnant chez Romain, il avait remarqué (désolée si j’en choque certains) qu’il n’y avait : qu’un seul lit dans l’appartement de mon pote.
Déjà que je dors seule chez un homme… Enfer et damnation ! Mais si, en plus, je dors dans le même lit que lui, alors là ça ne va plus du tout. Ils sont français, mais non ce n’est pas possible, et si et si… AAaahH !! Oppa me prêtera une chambre, s’expliquera avec Romain qu’il adore mais qu’il n’adorera plus et et, et je ne sais pas. Je lui ai donc dit que je dormais dans le lit et mon ami par terre, ce qui a rassuré Oppa Sajangnim, même s’il n’aime pas beaucoup ça. En Corée, même en couple, une femme et un homme ne dorment pas ensemble sous le même toit.


Quand j’ai dit à Oppa Sajangnim que je connaissais que je connaissais beaucoup de couples « non-mariés » en France qui dormaient le même toit (ce qui m’est en l’occurrence) et que cela se faisait beaucoup… J’ai cru que j’allais perdre mon Oppa d’une crise cardiaque. Outré par la débâcle française, il me dit : mais te rends-tu compte que je n’ai dormi qu’une fois avec ma femme avant notre mariage ?!! Une fois !! Et c’était juste avant !! Comme il dit, c’est une différence culturelle forte, qu’il tolère même s’il a du mal à la comprendre. Pour lui, laisser son espace à l’autre est une forme de respect. Vivre à deux, c’est fonder une famille. Avant on se courtise et on reste chacun dans ses limites. Nous n’avons pas parlé de sexe, même si j’ai cru comprendre que l’un n’empêchait pas l’autre, mais pas chez soi. Je n’avais pas des masses envie d’aborder le sujet, donc je l’ai évité. Vous m’excuserez, hein. ^^ 

Ce qu’il faut retenir, c’est : homme + femme non mariés dormant sous le même toit = au bucher hérétique !!! J’en rajoute un peu. Même si ça le choque, il est très gentil et très ouvert. C’est juste extrêmement perturbant dans son schéma.

Oppa Sajangnim, ravie de ma bonne mentalité, même si j’ai fait quelques erreurs en France (j’ai vécu avec un homme, pitié pardonnez-moi… ^^) est persuadé de ma capacité à devenir une femme « coréenne » parfaite. Il ne supporte pas de me savoir célibataire. Sa mission : me trouver un petit ami coréen (je rappelle qu’au moment des faits, je suis là depuis 2 jours). Autant vous dire que j’ai beaucoup ri, lui aussi, mais visiblement pas pour les mêmes raisons. ^^ Il est passé de Sajangnim mon patron, à Oppa mon « frère » Il a donc décidé de m’organiser des rendez-vous, si d’ici trois mois je ne trouve pas par moi-même un gentil coréen. Parce que je serais tellement plus jolie avec un coréen au bras (pouing pouing), dixit. Entendons nous bien, pas forcément pour le mariage, mais au moins que je ne reste pas seule. Avoir quelqu’un même si on ne l’aime pas, reste indispensable. C’est un peu… l’accessoire ultime. Mon avis-là dedans ? Il est un homme, je suis une femme. Il est plus vieux et il est en plus de mon Sajangnim (boss) mon Oppa (grand frère). Autant dire que ce que j’en pense, il s’en fiche. Réjouissez-vous, ça me fera des choses à vous raconter. Je vois déjà le titre « Julie et les dates coréens » ^^  

 

L’Alien Card, le retour.

En tout cas, on s’est vraiment bien marré.
 Après cette longue discussion, nous revenons à l’Alien Card. On nous appelle, je donne les papiers, les timbres, signe un truc, donne mes empreintes digitales, re-signe un truc, etc. Ils parlent en coréen, on me donne un numéro et on m’invite à revenir dans 10 jours. C’est tout.

Le seul conseil que je peux vous donner : allez-y avec un coréen, seul ce n’est vraiment pas de la tarte. La personne du bureau de l’immigration ne parlait pas anglais. Ce qui est un peu bizarre pour un bureau d’immigration en y repensant… Sans Oppa, ça aurait été très dur. Et puis vous aurez peut-être comme moi des conversations amusantes et intéressantes ^^

 

 

Conclusion

L’alien Card c’est chiant, mais c’est encore plus chiant de vivre sans. On en a vraiment besoin. L’attente avec Oppa Sajangnim c’était trop cool, et son introduction aux relations amoureuses en Corée très… enrichissante.

 

Vous avez l’Alien ? Yippee ki yay, à vous la vrai vie !

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